Travail indépendant | Résultats de notre enquête 2020

Debora Moos & Katharina Hepp
22 janvier 2020
faktischversichert
Créer une entreprise: en Suisse, c’est relativement facile. Alors pourquoi à peine 7% des Suisses sont à leur compte? Qu’est-ce qui pourrait inciter à la création de start-up? Notre enquête lève le voile.

Enquête «Travail indépendant 2020»

Au total, 1398 personnes ont participé à l'enquête sur notre chaîne Instagram faktischversichert. 64% d'entre eux étaient des hommes et 36% des femmes. 60 % des participants avaient entre 18 et 24 ans, 30 % entre 25 et 34 ans et 10 % étaient âgés de 35 ans ou plus.

Diagramme circulaire enquête travail independant

Se mettre à son compte – Oui ou Non?

Un résultat clair : plus de trois quarts des personnes interrogées ont une attitude positive à l'égard du travail indépendant et n'excluent pas cette démarche pour elles-mêmes. En revanche, seuls 22 % ne peuvent s'imaginer être leur propre patron.

Travail indépendant | Avantages?

47 pour cent

Près de la moitié des personnes interrogées voient les avantages de pouvoir réaliser leurs propres idées et de disposer d'une certaine liberté. Cela vaut également pour les décisions qui sont prises, par exemple.

47 % voulez être votre propre patron

Le rêve de l'argent et de la variété

Étonnamment, pour la plupart des gens, l'argent ne joue pas un rôle particulièrement important. Seuls 11 % de ceux qui peuvent imaginer franchir le pas vers le travail indépendant espèrent obtenir des avantages financiers, c'est-à-dire plus d'argent. Le désir de plus de variété est presque négligeable : ici, seulement 1% des 18-25 ans veulent plus de flexibilité sur le lieu de travail.

Les Suisses ne créent pas leur entreprise, car ils manquent d’argent, d’idées et de courage

Aussi libératrice, aventureuse et lucrative qu’elle puisse paraître, une activité professionnelle indépendante est pour beaucoup des personnes interrogées synonyme de préoccupations. Les raisons pour lesquelles les jeunes Suisses ne souhaitent pas créer leur propre entreprise sont multiples: l’argent représente un obstacle important sur le chemin de l’indépendance – 21% des personnes interrogées se plaignent d’un manque de capitaux ou de la crainte de ne plus recevoir de salaire régulier. Par ailleurs, la peur de l’échec (11%), la paresse ou la crainte d’un stress trop important (5%) et de la bureaucratie (3%) découragent de nombreuses personnes à créer leur start-up.

Je veux d'abord compléter ma formation et acquérir de l'expérience.

Mais trouver une idée n’est pas simple: 10% des personnes qui pourraient s’imaginer se mettre à leur compte n’ont pas d’idée d’activité novatrice ou estiment que la concurrence est trop forte dans le secteur d’activité envisagé. Par ailleurs, on note des différences selon l’âge: alors que les 18 à 24 ans se sentent trop jeunes et préfèrent tout d’abord terminer leurs études ou leur formation, les 25 à 35 ans souhaitent pour leur part acquérir une plus grande expérience professionnelle.

«Fairtiq», «vendre.ch» et «On» montrent l’exemple: allez-vous suivre?

Lorsque l’on veut créer son entreprise, on rêve d’épanouissement personnel, de liberté et de davantage de temps. Dans notre enquête, les trois raisons les plus fréquemment citées de se mettre à son compte étaient en premier lieu: le souhait d’être son propre patron; en deuxième: l’opportunité de faire de sa passion son métier; en troisième: la possibilité de gérer son temps plus librement.

Mais tout cela a un prix et n’est pas sans risque. Les jeunes créateurs d’entreprise doivent faire face à plusieurs défis et obstacles et ce n’est donc pas un hasard si seulement une jeune pousse sur deux survit aux cinq premières années. Ce risque se reflète aussi dans les résultats de notre enquête: plus de 10% ont peur de l’échec. Toutefois, l’obstacle le plus fréquemment cité à la création d’une start-up est l’âge (trop jeune) ou la manque de capital de départ.

Toutefois, des start-up suisses telles que «Fairtiq», «vendre.ch» et «On» prouvent que le courage peut être payant. La start-up «Fairtiq» créée en 2016 – une application de billetterie mobile pour les transports en commun – emploie 36 personnes, s’est vu décerner plusieurs récompenses et enregistre chaque jour près de 25 000 trajets.

Pouvez-vous vous imaginer vous mettre à votre compte?

  1. Oui

    Enfin la grasse matinée.

    Oui

  2. Non

    J'aime mon chef.

    Non

  3. Je joue au Lotto

    Money, money, money!

    Je joue au Lotto