Lettre aux actionnaires | Résultats annuels 2021

Dr. Thomas von Planta et Gert De Winter
29 mars 2022
Lettre aux actionnaires sur les résultats annuels 2021.

Madame, monsieur, chers actionnaires

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Thomas von Planta, président du conseil d’administration (à droite), et Gert De Winter, président de la direction du groupe (à gauche), avec une vue du premier étage de Baloise Park, siège du groupe.

Avec un bénéfice actionnarial de 588,4 millions de francs, la Baloise a réalisé en 2021 un résultat solide, auquel ont contribué toutes les entités et tous les segments du groupe, avec, en plus, un segment vie favorisé par la hausse des taux. C’est donc en excellente position qu’elle aborde la phase « Simply Safe: Season 2 ».  Ce résultat montre que, basée sur une création de valeur durable, notre approche des affaires est efficace.  Le cœur du métier d’assureur est de gérer des risques, ce en quoi la Baloise excelle en visant et en réalisant des résultats dont profitent aussi bien les clientes et les clients et  les collaboratrices et collaborateurs que les actionnaires. Nos parties prenantes peuvent également compter sur cette stabilité dans les moments difficiles.
La persistance des mesures prises pour combattre la pandémie du coronavirus  a également été pénible pour nos collaboratrices et collaborateurs et notre clientèle en 2021, année surtout marquée, en Europe,  par la violence de certains phénomènes météorologiques.  Que ce soit en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg ou en Suisse, les personnes concernées, ainsi que nos clientes et clients, ont payé un lourd tribut à la grêle, aux bourrasques et aux fortes pluies ainsi qu’aux inondations qu’elles ont provoquées. Ces phénomènes météorologiques inhabituels ont également mis à contribution bon nombre de collaboratrices et collaborateurs qui se sont tenus aux côtés de nos clientes et clients durant cette épreuve. Les dégâts record dus aux intempéries ont grevé de 121 millions de francs le résultat de la Baloise, dont ils constituent le plus gros sinistre de tous les temps.  Ce contexte ne nous a toutefois pas empêchés de réaliser un bon résultat, qui souligne une fois de plus la stabilité et la résilience de notre bilan, l’efficacité de notre gestion des risques ainsi que l’efficience de nos collaboratrices et collaborateurs,  qui méritent des remerciements appuyés.

Des objectifs comme moteur de la transformation

L’exercice 2021 met fin à la phase stratégique « Simply Safe: Season 1 » et conduit en souplesse à la phase « Simply Safe: Season 2 ». Partant de nos acquis,  notre ambition est d’augmenter notre croissance, puis de jouer en tant que prestataire de services un rôle important dans la vie des gens. Les trois objectifs stratégiques demeurent mais deviennent plus ambitieux. Nous voulons entrer d’ici à 2025 dans le top 5 % des employeurs européens, mettre à profit les quatre années à venir pour acquérir 1.5 million de nouveaux clients et générer pour 2 milliards de francs de liquidités. La phase « Simply Safe: Season 1 » montre que les objectifs ambitieux accélèrent la transformation de la Baloise. Ce voyage stratégique a fait naître dans l’entreprise une dynamique se traduisant pour toutes nos parties prenantes par un effet durable. Nous suivons attentivement le conflit ukrainien ainsi que ses conséquences potentielles. La Baloise n’étant présente ni en Ukraine ni en Russie et n’ayant en Russie qu’un faible risque d’investissement, les événements actuels n’ont aucun impact sur ses activités. Incertaines sont, en revanche, les conséquences que le conflit pourrait avoir pour l’économie européenne et, partant, sur nos clientes et nos clients.   

« Les objectifs ambitieux accélèrent la transformation »
Le début de la campagne mondiale de vaccination contre le coronavirus s’est traduit à partir du printemps 2021 par une bonne évolution des marchés. Après avoir eu une bonne tenue durant les quatre premières années de « Simply Safe: Season 1 », l’action Baloise se négociait le 8 mars 2021 à 168,80 francs mais connut par la suite des difficultés croissantes. 
La durabilité a été en 2021 un sujet que nous avons ancré plus profondément dans nos processus. L’approche de création de valeur de la Baloise est depuis 2018 à la base de la valeur que nous générons pour toutes nos parties prenantes. Après avoir fait de grands progrès dans le domaine de l’investissement responsable,  Nous travaillons également, maintenant, sur la souscription des risques. Si la question de savoir quels sont les risques que nous voudrons et pourrons assurer demain a une influence sur la stabilité  de la Baloise, elle peut aussi inciter les clientes et les clients à se montrer plus attentifs au facteur durabilité.  Il est évident que ce domaine va gagner en importance, d’où la décision du conseil d’administration de revoir sa structure de travail et de l’adapter aux comités.  C’est ainsi que le comité présidentiel, notamment, va être transformé en « Comité stratégie et gouvernance » pour prendre en charge les thèmes stratégiques de demain. 

Phase stratégique suivante: quatre ans, jusqu'à 2025

Mais il faut aussi que la politique se fasse plus durable, de manière à renforcer la stabilité de l’économie publique  et l’équilibre social de la société. La Suisse se trouve une fois de plus affrontée au problème de doter le financement de la prévoyance vieillesse de bases durables. Il y a des années que les rentes en cours sont subventionnées par les cotisations des générations laborieuses, ceci parce que les promesses sont trop fortes et les produits trop faibles. Sont également responsables, des paramètres fixés par l’État, tels que le taux de conversion, le taux d’intérêt minimal, mais aussi l’âge, jusqu’ici fixe, de la retraite. Les cotisantes et les cotisants actuels portent la charge, de plus en plus lourde, du gel des réformes. Ce qui rend d’autant plus importante l’adoption de la réforme de la prévoyance vieillesse.
Tout aussi grande est la nécessité de se prémunir contre les gros risques à venir, ce à quoi les assurances peuvent au moins partiellement contribuer.  Comme l’a montré la pandémie du coronavirus, nous pouvons compter en cas de crise sur l’aide de l’État, mais il n’est pas durable de s’en remettre à chaque fois aux bons soins de l’État, autrement dit aux contribuables. S’agissant en particulier des risques, de leur estimation et de leur prévention, ainsi que du règlement des gros sinistres, les compagnies d’assurance possèdent les savoir-faire spécialisés nécessaires, sur lesquels elles se sont d’ailleurs appuyées lorsqu’il s’est agi d’élaborer une couverture d’assurance couvrant les dommages provoqués par des pandémies. Malheureusement, la sphère politique préfère actuellement minimiser après coup les dommages en utilisant l’argent des contribuables. S’agissant de la prévention des gros risques, il serait souhaitable d’amener l’État et les milieux de l’économie à chercher ensemble des solutions.  Nous sommes tout à fait disposés à mettre à disposition notre savoir-faire et à fournir notre contribution à la société.
C’est sur un résultat solide que la Baloise a terminé la phase « Simply Safe: Season 1 » et entamé la phase suivante de son voyage stratégique « Simply Safe ». Ses signes distinctifs sont la stabilité,  la fiabilité, la croissance, l’innovation et une génération durable de valeur,  ce sont aussi des collaboratrices et des collaborateurs engagés, de même que sa focalisation clients et services. Telle sera aussi demain son approche. Une approche dont vous aussi, chers actionnaires, devrez continuer de profiter. D’où la proposition d’augmenter le dividende de 0,60 francs, à 7,00 francs, qui sera présentée cette année à l’assemblée générale.

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