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Cours des affaires

Une première année réussie pour la nouvelle phase stratégique

Table des matières

La Baloise a généré en 2017 son deuxième meilleur bénéfice actionnarial des dix dernières années. Le résultat de l’exercice montre qu’elle a su prendre en main les investissements nécessaires à son avenir et renforcer en même temps son cœur de métier. S’agissant des objectifs stratégiques à l’horizon 2021, il a suffi d’une année pour obtenir les premiers résultats opérationnels, ceci bien que 2017 ait été une année riche en nouveaux chantiers et en initiatives. Les activités de base affichent une belle santé. Le segment non-vie est en hausse sur tous les marchés et la profitabilité toujours aussi élevée. La réduction du nombre d’assurances-vie constitutives de capital opérée dans le portefeuille vie a eu un effet très bénéfique sur la contribution EBIT de ce segment, qui a fortement augmenté en 2017.

Aperçu général

La Baloise a généré en 2017 un bénéfice actionnarial en hausse de 2,5%, à 548,0 millions de francs (2016: 534,8 millions de francs). Si l’on éliminait du résultat les effets de restructuration non récurrents, ce bénéfice serait de 601,7 millions de francs, soit une progression de 12,5% par rapport à l’année précédente. Le volume d’affaires, en hausse de 3,9%, a été porté à 9260,8 millions de francs. Cette augmentation est due au segment des primes à caractère de placement, qui a progressé de 14,6%, à 2519,5 millions de francs, ainsi qu’à la croissance soutenue du segment non-vie observée dans toutes les sociétés du groupe.

Le segment non-vie a généré un volume de primes IFRS de 3229,3 millions de francs, soit, par rapport à 2016, une amélioration de 2,8% à laquelle ont contribué toutes les unités d’affaires. Le bénéfice avant frais de financement et impôts (EBIT) du segment non-vie est de 374,7 millions de francs, en repli de 5,5% par rapport à l’exercice précédent. Ce recul de 20 millions de francs a principalement pour origine le financement de démarrage de FRIDAY ainsi qu’un apport à bien plaire à la caisse de pension du personnel suisse. L’EBIT s’est en outre ressenti des pertes occasionnées par l’assainissement d’un portefeuille du segment allemand de l’assurance responsabilité civile. Le taux sinistres-coûts net s’établit à 92,3%, un très bon niveau, en ligne avec celui de l’exercice précédent (2016: 92.2%).

Le volume d’affaires du segment vie classique se replie de 1,6%, à 3512,0 millions de francs, ceci en raison d’une politique de souscription restant restrictive et de la vente du portefeuille d’assurance-vie allemand. L’EBIT, par contre, a augmenté de 35,3%, à 306,0 millions de francs. Une progression due à la forte baisse des besoins de reprovisionnement qui a résulté du léger redressement des taux d’intérêt et à laquelle a également contribué le remaniement continu du portefeuille vie. Les primes à caractère de placement ont à nouveau enregistré une hausse de 14,6%, une très belle performance, qui porte leur volume à 2519,5 millions de francs.

Le résultat du placement des avoirs d’assurance, supérieur aux 1578,8 millions de francs de l’année précédente, s’établit à 1621,6 millions de francs. Les produits récurrents sont de 1300,5 millions de francs (2016: 1379,3 millions de francs). Le résultat obtenu par le placement des avoirs d’assurance correspond à un rendement net de 2,9%. La performance IFRS des avoirs d’assurance (modifications nettes de la valeur des placements sans effet sur le résultat comprises, mais hors modifications de la valeur des instruments de fonds de tiers détenus jusqu’à l’échéance) s’établit à 2,5%, c’est-à-dire au-dessous de la performance IFRS de l’année précédente (2016: 3,1%).

L’EBIT du segment bancaire a connu un bon développement opérationnel. Il s’établit à 81,8 millions de francs, en baisse de 11,2% par rapport à l’année précédente, laquelle avait, il est vrai, bénéficié d’un effet non récurrent de 11,3 millions de francs lié à une modification du plan de pension de la Baloise Bank SoBa.

Le bilan de la Baloise s’est encore renforcé par rapport à 2016. Fin 2017, les fonds propres consolidés s’élevaient à 6409,2 millions de francs, en hausse de 11,0% sur l’année précédente.    

Volume d’affaires

  2016 2017 +/-%
en millions de francs      
Volume d’affaires total 8 910,8 9 260,8 3,9
Vie 3 570,9 3 512,0 – 1,6
Non-vie 3 140,7 3 229,3 2,8
primes à caractère de placement 2 199,2 2 519,5 14,6

Segment non-vie: bonne croissance et profitabilité toujours aussi élevée

Le volume de primes du segment non-vie a augmenté de 2,8% en CHF. Une croissance de 0,7% en Suisse, de 5,5% en Belgique, de 3,6% en Allemagne et de 5,0% au Luxembourg l’a porté à 3229,3 millions de francs. La croissance en monnaie locale réalisée sur les marchés étrangers est également partout supérieure à 1,5%. Alors qu’elle avait profité en 2016 d’un effet positif de 35,5 millions de francs dû à une modification de son plan de pension, la société suisse a procédé en 2017 à un renforcement de la réserve de cotisations d’employeur avec effet sur le résultat. L’EBIT a en outre souffert du financement de démarrage consacré à l’assureur mobile FRIDAY ainsi que des pertes occasionnées par l‘assainissement d’un portefeuille du segment de l’assurance responsabilité civile allemande. D’où un repli de l’EBIT du segment non-vie de 5,5%, à 374,7 millions de francs. La charge globale de gros sinistres a diminué. Le taux sinistres-coûts net s’établit à 92,3%, un excellent résultat, pratiquement inchangé par rapport à l’année précédente.

Segment vie: nouvelle et forte progression des primes à caractère de placement

L’évolution du segment vie est conforme aux prévisions. Le remaniement continu du portefeuille se traduit par une baisse de la croissance de l’assurance-vie classique de 1,6%. En forte progression, les primes à caractère de placement ont augmenté de 14,6%. Le volume de primes total du segment, primes à caractère de placement comprises, s’élève à 6031,5 millions de francs (2016: 5770,1 millions de francs). Dans le segment vie classique, une politique de souscription restrictive n’a pas empêché le volume d’affaires d’augmenter de 0,9% en Suisse et de 3,7% en Belgique alors qu’il a baissé de 18,7% en Allemagne et de 2,7% au Luxembourg. La forte baisse enregistrée en Allemagne s’explique par la vente d’un portefeuille d’assurance-vie en extinction à la société d’assurance Frankfurter Leben.

Les primes à caractère de placement ont progressé à 2519,5 millions de francs (2016: 2199,2 millions de francs). La palme revient de loin à la société luxembourgeoise, auteure d’une progression de 25,2%, alors que tous les autres marchés étaient stables ou en repli. La société luxembourgeoise (qui comprend le Liechtenstein) représente environ 70% des primes à caractère de placement du groupe. L’EBIT du segment vie s’est redressé par rapport à 2016 pour s’établir à 306,0 millions de francs (2016: 226,1 millions de francs). La raison principale en est que, profitant du léger mieux des taux d’intérêt, le besoin de renforcer les réserves a été moins fort que l’année précédente.

Portée par des produits opérationnels et l’amélioration de la situation économique, l’embedded value du segment vie a progressé en cours d’exercice de 4409,4 millions de francs à 4896,8 millions de francs, ce qui correspond à un retour sur embedded value de +12,4%. Tirée par des mesures opérationnelles et une nouvelle amélioration de notre gamme d’activités, la marge sur nouvelles affaires s’est améliorée dans tous les pays et s’établit à 33, 4% (2016: 21,3%). La valeur des nouvelle affaires, elle aussi en hausse, s’élève à 125,8 millions de francs.

Segment bancaire: résultat toujours stable

L’effet positif non récurrent de 11,3 millions de francs dû l’année précédente à une modification du plan de pension de la Baloise Bank SoBa éliminé, le résultat opérationnel du segment bancaire s’est légèrement amélioré. Son EBIT est de 81,8 millions de francs (2016: 92,1 millions de francs), ce qui correspond à un repli de 11,2% par rapport à 2016. Les deux principaux contributeurs à ce résultat sont, comme les années précédentes, Baloise Asset Management, avec un apport, en légère hausse, de 44,9 millions de francs, et la Baloise Bank SoBa, dont la contribution est de 30,7 millions de francs.

Fonds propres: solidité inchangée

Le bilan de la Baloise s’est encore amélioré. Fin 2017, les fonds propres consolidés, en hausse de 11,0%, s’établissaient à 6409,2 millions de francs. Une progression qui doit beaucoup au bénéfice du groupe ainsi qu’au résultat d’ensemble de celui-ci et qu’atténuent les 248,7 millions de francs de dividendes. Décidée lors de l’assemblée générale du 28 avril 2017 et devenue effective le 12 juillet 2017, l’annulation de 1,2 millions d’actions a réduit de 120 000 francs le capital ordinaire. Dans le cadre du programme de rachat de plus de 3 millions d’actions annoncé par la Baloise avaient été rachetées au 31 décembre 2017 423 450 actions, ce qui représente un retour à l’actionnaire de 63,3 millions de francs.

Conjuguée avec la note A avec perspectives positives de l’agence Standard & Poor's, l’augmentation des fonds propres ainsi qu’un taux SST nettement supérieur à 200% témoignent de la solidité du fondement sur lequel s’appuie la forte capitalisation de la Baloise.

Placements: résultat solide dans un contexte calme

Une croissance économique bien installée, soutenue par la politique monétaire toujours expansive de nombreuses banques centrales, a créé un terrain propice à une bonne tenue des marchés financiers. Placée sous le signe d’une volatilité historiquement faible des marchés actions, 2017 a valu à ceux-ci une année remarquable, qui a vu progresser le Swiss Market Index de 14,1%. Les trois augmentations des taux directeurs auxquelles a procédé la banque centrale américaine se sont traduites pour la Suisse et la zone euro par un creusement de l’écart des taux courts, alors que prévalait pour les taux longs le mouvement latéral.

Le résultat du placement des avoirs d’assurance est de 1621,6 millions de francs, en hausse sur les 1578,9 millions de francs de 2016. La faiblesse persistante des taux a eu pour conséquence une diminution des produits récurrents, qui se replient à 1300,5 millions de francs (2016: 1 379,3 millions de francs). Cette baisse est due, à hauteur de 54,8 millions de francs, au transfert du portefeuille d’assurance-vie en extinction au groupe d’assurance Frankfurter Leben. Vu le peu d’attractivité que le réinvestissement des remboursements obligataires offre en francs suisses, lui ont été préférés des remaniements ciblés en obligations EUR et en Senior Secured Loans couvertes contre le risque de change. L’acquisition d’immeubles de rapport et d’hypothèques à revenu stable s’est poursuivie et a permis d’atténuer quelque peu l’effet des baisses de revenus.

Les bénéfices présentés au compte de résultat s’élèvent à 467,6 millions de francs; ils sont supérieurs de 45,1 millions de francs à ceux de 2016. La Baloise a profité de l’excellente orientation des marchés actions pour procéder à des prises de bénéfices. Inversement, le revenu des obligations a été de beaucoup inférieur à celui de l’année précédente. De son côté, la réévaluation des immeubles proposés à la vente s’est soldée par des revenus extraordinaires de 39,0 millions de francs. Grâce à la bonne orientation des marchés, le montant brut des corrections de valeur a baissé de 87,6 millions de francs par rapport à l’année précédente et s’établit à 28,0 millions de francs. Le résultat des effets monétaires, quant à lui, est de -117,7 millions de francs et équivaut pratiquement aux frais de couverture des risques de change.

Le résultat généré par le placement des avoirs d’assurance correspond à un rendement net de 2,9%, identique, autrement dit, à celui de l’année précédente. Le léger redressement du taux d’intérêt de l’euro et du franc a entraîné une baisse des plus-values non réalisées de 323,7 millions de francs. D’où une performance IFRS des avoirs d’assurance (modifications nettes de la valeur des placements sans effet sur le résultat comprises, mais hors modifications de la valeur des instruments de fonds de tiers détenus jusqu’à l’échéance) de 2,5%, c’est-à-dire inférieure aux 3,1% de 2016. Le segment Banque et Asset Management a généré en 2017 406,3 millions de francs d’entrées nettes, ce qui porte à 8958,6 millions de francs le volume des avoirs pour compte de tiers arrêté à fin 2017.

Placements pour propre compte par catégorie1

  31.12.2016 31.12.2017 +/-%
en millions de francs      
Immeubles de rendement 6 817,5 7 480,3 9,7
Actions 4 055,3 3 633,6 – 10,4
Immobilisations financières alternatives 1 304,1 1 112,6 – 14,7
Titres à revenu fixe 32 062,1 33 388,2 4,1
Placements hypothécaires 10 690,6 10 596,4 – 0,9
Prêts sur polices et autres prêts 5 664,1 5 972,1 5,4
Dérivés 363,0 362,4 – 0,2
Disponibilités 1 935,5 2 133,2 10,2
Total 62 892,3 64 678,9 2,8

1 Sans les placements pour le compte et au risque des titulaires de polices d’assurance-vie et de tiers.

Portefeuille d'actifs de la Baloise

per 31.12.2016 Non-vie Vie Banque Total du groupe
en millions de francs        
Placements pour propre compte et propre risque 9 166,6 46 006,1 8 120,6 62 892,3
Portefeuilles des actifs pour compte et risque
de détenteurs de polices d’assurance-vie et de tiers1
  12 001,0   12 337,2
Total des actifs au bilan 9 166,6 58 007,2 8 120,6 75 229,5
Actifs de tiers       7 984,7

 

per 31.12.2017 Non-vie Vie Banque Total du groupe
en millions de francs        
Placements pour propre compte et propre risque 9 605,9 48 141,2 7 397,8 64 678,9
Portefeuilles des actifs pour compte et risque
de détenteurs de polices d’assurance-vie et de tiers1
  14 543,8   15 027,4
Total des actifs au bilan 9 605,9 62 685,0 7 397,8 79 706,3
Actifs de tiers       8 958,6

1 Y compris les autres actifs de 70,5 millions de francs (année précédente 54,5 millions de francs) (avoirs en métaux précieux issus des assurances-vie liées à des placements).

Suisse: Un résultat exceptionnel

Chiffres clés pour la Suisse 2016 2017 +/-%
en millions de francs      
Volume d’affaires 4 307,2 4 340,6 0,8
dont vie 2 991,4 3 015,9 0,8
dont non-vie 1 315,8 1 324,6 0,7
Ratio combiné (net) en pour cent 81.2 83,5
Bénéfice avant frais de financement et impôts 546,6 618,4 13,1

Baloise Assurances Suisse

Le résultat de la société suisse, l’un des meilleurs de son histoire, est nettement supérieur à celui de l’année précédente. Un résultat auquel ont particulièrement contribué un très bon portefeuille, systématiquement orienté sur les clients cibles, un bon résultat d’exécution ainsi qu’un repli des gros sinistres, dont les intempéries pourraient faire remonter le nombre en 2018. Les segments non-vie et vie ont tous deux progressé. Le volume d’affaires total a augmenté de 0,8%, à 4340,6 millions de francs. Le modèle d’entreprise banque et assurance a encore gagné en dynamique, ce dont témoignent les avoirs de la clientèle de la Baloise Bank SoBa générés par le service externe de l’assurance, qui ont augmenté d’environ 115 millions de francs net en 2017. L’EBIT, qui a progressé d’un extraordinaire 13,1%, s’établit à 618,4 millions de francs.

Le volume de primes du segment non-vie a augmenté de 0,7%, à 1324,6 millions de francs. Une progression à laquelle ont contribué un nombre réjouissant de nouveaux clients, attirés par la ligne de produits YounGo et la toute récente assurance objets, ainsi que l’acquisition de la plate-forme de déménagement Movu. L’EBIT du segment non-vie, en revanche, a diminué de 4,1%, à 289,3 millions de francs. À l’origine de cette baisse se trouvent essentiellement deux effets non récurrents: d’un côté, l’effet positif de 35,5 millions de francs qu’avait entraîné en 2016 une modification du plan de pension (IAS 19) et, de l’autre côté, le renforcement de la réserve de cotisations d’employeur avec effet sur le résultat dont a bénéficié en 2017 la caisse de pension des collaborateurs. Le taux sinistres-coûts net est de 83,5%, un niveau remarquable, de 2,3 points de pourcentage supérieur à celui, déjà extraordinaire, de l’année précédente.

Le segment vie a progressé de 0,8%, avec une croissance des primes uniques de l’assurance-vie individuelle, pour laquelle, contrairement à l’année précédente, étaient à nouveau proposés en 2017 deux produits par tranches. L’assurance-vie collective a connu une croissance des plus modestes, s’expliquant par une politique de souscription délibérément restrictive. Les produits de la fondation collective semi-autonome Perspectiva, par contre, ont réédité leur forte progression. L’EBIT du segment vie s’élève à 317,6 millions de francs (2016: 221,7 millions de francs). Grâce à la légère reprise des taux et au tassement des besoins de financement supplémentaire, le bénéfice du segment assurance-vie collective a fortement progressé, alors même qu’augmentaient les attributions à la participation aux excédents.

Pour ce qui est du segment bancaire, la Baloise Bank SoBa se développe dans la stabilité et reflète le modèle d’entreprise banque et assurance unique qu’elle représente en Suisse. Les mandats de gestion de fortune et de conseil ont progressé de 59%, à plus de 1500 unités. L’EBIT est de 30,7 millions de francs, soit un niveau inférieur à celui de l’année précédente (41,7 millions de francs). Ce repli en francs suisses s’explique essentiellement par un événement non récurrent avec effet sur le résultat dû à une modification du plan de pension (IAS19) ayant entraîné en 2016 un coût de 11,3 millions de francs.

Allemagne: Des assainissements de portefeuille et des ventes de participations qui entraînent des pertes

Chiffres clés pour l’Allemagne 2016 2017 +/-%
en millions de CHF      
Volume d’affaires 1 431,2 1 369,3 – 4,3
dont vie 675,2 586,3 – 13,2
dont non-vie 755,9 783,0 3,6
Ratio combiné (net) en pour cent 109,7 108,3
Bénéfice avant frais de financement et impôts – 60,9 – 76,0 24,8

Basler Versicherungen Deutschland

L’EBIT de la société allemande est de -76,0 millions de francs, c’est-à-dire inférieur aux prévisions. Le segment non-vie a été pénalisé par de gros dommages ainsi que par un portefeuille d’assurance responsabilité civile en cours d’assainissement. Le volume d’affaires total a reculé de 4,3%, à 1369,3 millions de francs. Cette baisse de volume ainsi que certaines parties de la perte sont à mettre sur le compte de restructurations à visée stratégique telles que la vente de la Deutsche Ring Bausparkasse. Le segment dont la croissance opérationnelle est la plus profitable est celui de l’assurance non-vie.

Le segment non-vie a progressé d’un réjouissant 3,6%, à 783,0 millions de francs. Accident, responsabilité civile générale, véhicules à moteur et choses en tête, les branches d’assurance de la clientèle privée de ce segment ont connu une croissance nettement supérieure à celle du marché. Sa branche des gros clients, au contraire, accuse un repli s’expliquant essentiellement par les cessations d’activité et assainissements planifiés dont elle est l’objet. Pour autant, le taux sinistres-coûts net ne s’est que légèrement amélioré et s’établit à 108,3% (2016: 109,7%). Les principales raisons en sont les reprovisionnements destinés au portefeuille mentionné plus haut ainsi que le nombre élevé de gros sinistres de moyenne importance, d’un niveau inférieur à la priorité de réassurance. À quoi s’ajoute, par rapport à l’année précédente, une charge plus lourde de gros sinistres.

Dans le segment vie, le volume d’affaires a diminué de 18,7%, à 379,2 millions de francs. Une baisse principalement due à la vente du portefeuille d’assurance-vie en extinction de la Direktion für Deutschland au groupe Frankfurter Leben. Finalisée le 3 février 2017, cette vente portait sur environ 130 000 contrats d’assurance-vie. Sans elle, le repli des revenus non récurrents aurait maintenu la croissance à un niveau stable. Les produits biométriques et de fonds, en revanche, ont fortement progressé. Ils représentent aujourd’hui environ 90% des nouvelles affaires.

Belgique: Profitabilité en nette hausse et forte croissance

Chiffres clés pour la Belgique 2016 2017 +/-%
en millions de francs      
Volume d’affaires 1 561,4 1 587,1 1,6
dont vie 614,4 588,1 – 4,3
dont non-vie 947,1 999,0 5,5
Ratio combiné (net) en pour cent 93,4 91,9
Bénéfice avant frais de financement et impôts 171,7 140,8 – 18,0

Baloise Insurance Belgique

2017 a été une très bonne année sur le marché belge. Le volume d’affaires a progressé de 1,6%, à 1587,1 millions de francs, une augmentation essentiellement éperonnée par le segment non-vie, en forte hausse de 5%. Une charge de gros sinistres moins importante et un meilleur résultat d’exécution ont en outre amélioré la profitabilité. Dans le segment vie, les primes périodiques et uniques ont toutes deux augmenté. L’EBIT, en revanche, a cédé 18%, à 140,8 millions de francs.

Le segment non-vie de la société belge enregistre à nouveau une forte croissance; en progression de 5,5%, il s’établit à 999,0 millions de francs (2016: 947,1 millions de francs) et permet à Baloise Insurance Belgique de tenir tête à une forte concurrence. La branche «Réassurance active», en particulier, réalise une forte croissance, due à un nouveau contrat avec la société d’urgence et de services «Europ Assistance». Grâce à cette progression, le marché belge est aujourd’hui à l’origine de 31% de toutes les primes non-vie du groupe Baloise. La société belge reste très profitable. Le recul de la charge de gros sinistres et le bon résultat d’exécution enregistrés en 2017 se traduisent par une baisse du taux sinistres-coûts net de 1,5 point de pourcentage, à 91,9%.

Sur un marché belge de l’assurance-vie en forte contraction, le volume d’affaires s’est replié de 4,3%, à 588,1 millions de francs. Le segment vie classique a progressé de 3,7%, ceci grâce, notamment, à une augmentation des primes périodiques. Les primes à caractère de placement accusent une baisse de 6,7%. Au contraire des produits liés à des fonds, qui ont réalisé une bonne croissance, la vente des produits à garanties limitées dans le temps a diminué.

Luxembourg: Croissance en forte hausse et excellent résultat

Chiffres clés pour le Luxembourg 2016 2017 +/-%
en millions de francs      
Volume d’affaires 1 605,5 1 963,5 22,3
dont vie 1 489,1 1 841,2 23,6
dont non-vie 116,4 122,3 5,0
Ratio combiné (net) en pour cent 93,9 91,5
Bénéfice avant frais de financement et impôts 23,3 27,5 18,0

Bâloise Assurances Luxembourg

La société luxembourgeoise signe une progression marquante de son volume d’affaires, en hausse de 22,3%, à 1963,5 millions de francs, réalisant ainsi le meilleur résultat de son histoire. Le principal moteur de cette croissance est le segment vie, dans lequel les primes à caractère de placement ont augmenté de 25,2%. La croissance a également progressé dans le segment non-vie, avec, là encore, un gain de profitabilité. Le volume de primes de ce segment a progressé de 5%, à 122,3 millions de francs. Les moteurs les plus puissants en ont été la branche assurance véhicules à moteur ainsi que les produits dédiés aux petites et moyennes entreprises. La profitabilité a été améliorée grâce à un nombre moins élevé de sinistres fréquents. Le taux sinistres-coûts, en baisse de 2,4 points de pourcentage, s’établit à 91,5%.

Le segment vie a été, une fois de plus, le principal moteur de la croissance enregistrée au Luxembourg. Les primes à caractère de placement, dont le Luxembourg et le Liechtenstein sont les principaux distributeurs, ont progressé de 25,2%, à 1761,6 millions de francs. La vente des produits s’effectue en grande partie par l’intermédiaire de banques et de courtiers, alors que les produits distribués par le Liechtenstein ont surtout pour marché l’Italie, où ils sont principalement commercialisés par des collaborateurs de la Baloise agissant par le canal de contacts avec des banques et des sociétés de gestion de fortune. L’assurance-vie classique a terminé l’exercice sur un repli voulu de -2,7%. Le Luxembourg a rayé de sa gamme de produits ceux impliquant une garantie au-dessus de zéro.