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Culture de l’erreur | Restez vous-même

Sabine Mäurer
24 août 2022
Développement
Les erreurs sont courantes, assumez-les et traitez-les ouvertement. Les erreurs permettent d’apprendre et de se développer. Un examen (auto)critique.

Les erreurs sont courantes

J’ai fait une erreur. Une remarque déplacée, impertinente, un peu acerbe et surtout irréfléchie. L’autre n’aurait pas dû entendre ma remarque, mais l’a entendue. Et s’est vexé. «Ça arrive», direz-vous peut-être. «Ce n’est pas grave.» Mais je tiens à ce que nous nous entendions bien. C’est arrivé et je me suis sentie bête. C’est moi qui ai porté atteinte à notre relation par ma méchanceté. Et beaucoup l’ont remarqué. Ça m’a poursuivie pendant des jours.

C’est ce qui arrive quand on a commis une erreur. Tout à coup, on se rend compte que l’on est vraiment «nu». Je réalise soudainement que maintenant, tout le monde voit qui je suis vraiment. Ou comment je peux être. Impertinente, de mauvaise humeur, jalouse, malveillante. J’ai honte.

La vieille histoire de la chute originelle

... montre aussi ce qui vient ensuite. Des feuilles de vigne. On essaie de cacher et de dissimuler ce qui s’est passé. On espère fortement que personne n’a rien remarqué. On rejette la faute sur les autres. On essaie de se déresponsabiliser. Mais ce n’est pas une véritable protection. Comme les feuilles de vigne. Il faut toujours craindre que ce qui se cache derrière ne soit découvert. Ce qui n’était peut-être pas si grave que ça ne nous lâche pas. Cela nous rend nerveux.

Comment passer à autre chose?

«Restez vous-même!» «Soyez authentique», même avec vos erreurs et votre faillibilité. N’essayez pas désespérément de les cacher. Oui, j’ai oublié ton anniversaire. J’ai tendance à oublier. Oui, j’ai parfois un peu trop d’aplomb. Et surtout: oui, j’ai fait une erreur. Je n’aurais pas dû faire ça. Je n’aurais pas dû dire ça. Pardonne-moi, s’il te plaît. Cela ne doit plus se reproduire.

Restez vous-même!

Cela soulage. Je me sentais mieux après m’être excusée de ma remarque acerbe. Et l’autre a dit en effet: ce n’est pas grave. Sans rancune. Ce qui est fait est fait, mais une gestion offensive de vos erreurs et une prise de conscience/réflexion sont le moyen d’émousser vos sentiments et ceux de la personne en face.

En parlant de «feuille de vigne»: pour Adam et Eve, Dieu a fini par faire des vêtements neufs, raconte la Bible. Personne ne doit avoir honte de reconnaître son erreur.

Auteure: Sabine Mäurer, senior project manager, Black Belt, navigatrice Lean au sein du Lean Office, Operations & IT.

(1961, D/CH master en phil.) a étudié la linguistique et la littérature à l’université de Tübingen et à l’université libre de Berlin. Elle a ensuite travaillé dans le domaine de la gestion de projet et de la chaîne d’approvisionnement chez DaimlerChrysler (Stuttgart, Berlin, Zurich), chez Credit Suisse (Zurich, Tokyo, Wroclaw, Luxembourg), chez Swisscard AECS et chez Strellson (Kreuzlingen), où elle a occupé différents postes et traité différents sujets. Dans le cadre de son travail chez Credit Suisse, elle a suivi des études de gestion d’entreprise à l’université de Zurich. En 2013, elle a rejoint le Lean Office à la Bâloise Assurances. Le Lean Office offre son soutien dans le domaine de la gestion lean et de projet, dans le conseil en organisation, en matière de change management et de coaching.

Depuis l’automne 2015, l’auteure étudie la théologie à l’université de Bâle dans le cadre d’une formation transversale tout en maintenant son activité professionnelle. Le texte se veut une «prédication expérimentale» avec un lien particulier avec la Baloise.

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