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La formation pendant la crise du coronavirus | Complexe et différente

Corinna Fröschke, Fabienne Steiner
12 mai 2020
Apprentissage
La crise nous a pris au dépourvu également dans le domaine de la formation. Jusqu’au bout, nos apprentis ont appris de manière intensive pour leurs examens de fin d’apprentissage. Puis d’un coup vint le nouveau mot d’ordre pour les 120 apprentis de la Baloise: «travail à domicile pour une durée indéterminée». Un défi pour tous.

De 100 à 0 | Pas d’examens finaux

«C’est l’incertitude qui nous a mis le plus à l’épreuve», déclare Fabienne Steiner, responsable du personnel chargée de la promotion de la relève. «En temps normal, nous nous efforçons toujours de trouver des réponses aux questions de nos apprentis. Mais durant cette crise, nous avons été et sommes encore dépendants de beaucoup de choses que nous ne pouvons pas influencer en tant qu’entreprise formatrice.» Parmi elles, il convenait également de clarifier si les examens finaux ou les examens de maturité professionnelle auraient lieu. Les examens finaux ont désormais été annulés pour les apprentis de commerce dans toute la Suisse: les certificats seront remis sur la base des notes obtenues au cours des trois années d’apprentissage. La décision concernant la maturité professionnelle sera prise en mai. «La situation était difficile pour nos apprentis. Se préparer et apprendre pour le grand examen, puis d’un coup: pas d’examens en raison du coronavirus. C’est sans aucun doute déconcertant.»

Réorganiser, trouver de nouvelles structures

«Nos apprentis sont les premiers au sein de la Baloise à être passés au travail à domicile en mars. Cela fait partie de notre responsabilité sociale, et nous supposons que nos jeunes entretiennent les plus gros réseaux durant leur temps libre.» Fabienne se souvient qu’avec ses collègues chargés de la promotion de la relève, ils ont tout d’abord appelé chacun de leurs protégés chez eux afin de clarifier les principales questions: que peux-tu faire de chez toi? Quelles structures pourraient t’aider dans le courant de la journée? La technique fonctionne-t-elle? Comment tes formateurs pratiques peuvent-ils t’apporter leur soutien? Fabienne poursuit: «La plupart des apprentis n’avaient jamais travaillé à domicile. Nous les avons donc assistés jusqu’à ce que tous puissent travailler correctement.»

Porträt einer langhaarigen, blonden Frau

Nous nous efforçons toujours de trouver des réponses aux questions de nos apprentis.

Fabienne Steiner

Cours à distance au lieu de l’école professionnelle

Les écoles professionnelles sont actuellement fermées. Pour le moment, les apprentis apprennent virtuellement. Comme dans les écoles ordinaires suisses, les devoirs arrivent en ligne par e-mail, les cours sont dispensés par vidéo et les examens sont repoussés jusqu’à la fin du semestre selon les prévisions. «Par ailleurs, nous nous sommes efforcés de trouver pour chacun des devoirs pratiques ayant un lien avec l’entreprise et pouvant être effectués à domicile. Ce n’est pas toujours facile. Ceux qui suivent une partie de leur formation dans la logistique devraient en réalité se trouver au siège principal à Bâle, mais cela n’est pas possible actuellement. Avec les formateurs pratiques, des solutions ont été élaborées du mieux possible afin de trouver une occupation qui permette de tirer des enseignements tout en créant un équilibre entre l’école et la pratique.»

Retour au bureau?

«Si les prescriptions de la Confédération restent telles quelles, la Baloise prévoit tout d’abord de démarrer petit à petit avec un taux d’occupation de 50% afin de pouvoir garantir les directives de sécurité correspondantes», décrit Fabienne. «Nous sommes également en train d’étudier différentes variantes afin que nos apprentis, accompagnés de leurs formateurs pratiques, puissent retourner au plus vite au bureau.»

Fin et début de la formation

Les places de formation à partir d’août 2020 sont déjà attribuées depuis un certain temps. «Nous sommes fiers que la Baloise ait une aussi bonne réputation en tant qu’entreprise formatrice et espérons que les nouveaux arrivants à partir de la fin de l’été seront moins concernés par les répercussions du virus.» Selon Fabienne, l’entreprise recherche des offres de reprise appropriées pour les sortants actuels, tout comme chaque année. «Pour certains domaines d’apprentissage, il n’y a pas de postes vacants pour le moment, mais il devrait y en avoir plus tard. Dans de tels cas, nous trouvons des solutions provisoires jusqu’à ce que nous puissions proposer un emploi fixe. Nous avons toujours procédé ainsi et continuons à le faire. Nous souhaitons de tout cœur garder nos apprentis avec leur savoir et leurs connaissances au sein de la Baloise.»

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