Qu’il s’agisse de clôtures opérationnelles, de la plausibilisation de résultats ou de l’explication de reportings aux parties prenantes, les tâches sont variées et exigent une réflexion analytique de haut niveau. Parfois, il s’agit de développer des modèles, d’effectuer des calculs tests ou de planifier de futurs contrats d’assurance. «La collaboration avec de nombreux services différents rend le quotidien particulièrement varié», raconte-t-il.
Pour réussir en tant qu’actuaire, il faut penser en réseau, comprendre des liens complexes et être capable de travailler avec précision. Un autre aspect au moins tout aussi important est la communication. Car les résultats ne doivent pas seulement être expliqués correctement, ils doivent aussi l’être de manière compréhensible, à la portée de chaque interlocuteur. Un bagage en mathématiques ou en physique ainsi qu’une affinité avec les technologies de l’information sont des compagnons de route utiles.
Pour Christian, la polyvalence est à la fois une chance et un défi: «L’éventail des sujets abordés est énorme, allant d’une expertise approfondie à des décisions rapides sous la pression du temps. C’est précisément ce qui rend le travail passionnant, mais qui exige aussi concentration et flexibilité.»
Christian est particulièrement fier d’avoir eu l’idée de développer un tableau de bord interactif qui a considérablement accéléré et amélioré les processus d’analyse lors des clôtures. «C’est agréable de voir qu’une idée personnelle apporte une réelle valeur ajoutée», dit-il avec une fierté palpable. De tels projets montrent que le métier d’actuaire demande non seulement de la précision, mais aussi de la créativité.
Pour les mathématiciens, ce métier offre un mélange parfait de théorie et de pratique. Mais ce que Christian apprécie particulièrement, c’est le fait d’être ensemble: «J’ai une équipe motivée, jeune et serviable, et trouver des solutions en commun est tout simplement un plaisir.». À cela s’ajoutent une grande liberté d’action et la confiance, deux choses qui caractérisent son travail quotidien et le motivent.
Comment il rend les modèles mathématiques complexes compréhensibles pour les autres? «Je commence par clarifier ce qui est vraiment pertinent pour mon interlocuteur», explique-t-il. Au lieu de mettre en lumière chaque détail, il se concentre sur les moteurs essentiels et veille à ce que les différences restent compréhensibles.
Son conseil à celles et ceux qui s’intéressent au métier d’actuaire est simple et honnête: rester curieux·se et ne pas avoir peur des sujets complexes. «Il faut aborder les tâches avec courage et confiance. Les mathématiques sont importantes, mais la communication et les échanges avec les autres services le sont presque autant.»
Le métier d’actuaire est tout sauf aride. Il se nourrit de la diversité, de l’esprit d’équipe et de l’art d’aller à l’essentiel dans des contextes complexes, et c’est précisément ce qui le rend si passionnant